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Roman

Éditions Slatkine & Cie

Parution: 01 Mars 2018

224 pages

Résumé:

« Je ne voulais pas mourir dans un entrepôt à la dérive, au milieu d’une eau froide secouée comme une nappe, avec moi dessus à la place de la miette de pain, microscopique dans une immensité immense, six mille mètres d’inconnu sous moi et la nuit qui venait. Je ne voulais pas mourir dans la métaphore d’un monde en perdition. Je voulais bien mourir, même si je ne voulais pas, en tout cas pas comme ça. »

Un bibliothécaire qui voyage avec une urne sur un porte-conteneurs doit avoir une bonne raison de le faire. Et si cette raison était une histoire d’amour dont la clé se trouvait à Buenos Aires ?

Mon avis:

Le narrateur est bibliothécaire, son oncle (dit "L'Aviateur") vient de mourir et sa dernière volonté est que ses cendres soient dispersées dans le Rio de la Plata à Buenos Aires qui a une grande importance pour lui. Pour cela, il doit partir du Havre. Il embarque, alors, sur un cargo pour une traversée d'un mois. Le voyage sera tantôt mouvementé tantôt calme, il se rapprochera de certains passagers, mangera avec ses compagnons de traversée... avec l'urne de son oncle toujours à ses côtés. Grâce à des lettres d'Amour que l'Aviateur a écrit ou reçu de sa bien-aimée, il tente d'imaginer quelle histoire ces deux personnages ont pu entretenir. Et à son arrivée, une surprise l'attend...

C'est un roman tendre, l'auteur manie l'ironie avec grand sérieux d'où le ton pince-sans-rire de certains passages. Si vous cherchez un roman d'action, passez votre chemin. Pour les autres, vous trouverez dans ce livre une importance du destin, de l'imprévisibilité du cours de certains événements, une quête d'identité. C'est un roman sur l'amour et l'amitié aussi. Il est dommage de ne pas savoir grand chose sur ce narrateur mais ce n'est pas non plus l'élément principal de l'histoire. J'aime beaucoup le fait que l'auteur ait humanisé l'urne, le narrateur lui parle à de nombreuses reprises. Bref, c'est un joli voyage que l'on fait aux côtés de cet homme et où l'on découvre les secrets d'un autre...

Bon ''Retour à Buenos Aires"!

À bientôt,

Elodie.

"J'en ai conclu que l'esprit de l'Aviateur était ailleurs ce soir-là et que les morts étaient comme les vivants, tous n'avaient pas la même capacité à communiquer."

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