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Parce que derrière un livre se cache un auteur...

Voici quelques questions posées à l'auteure Anaïs W. qui signe un nouveau roman "Juste puni"

Questions sur « Juste puni » :

– « Juste puni » est une histoire assez sombre sur la maltraitance d’un enfant, où as-tu puisé l’inspiration pour écrire ce roman ? T’es-tu inspirée de ton histoire personnelle ou celle d’un proche ?

Bonjour Élodie, et merci de m’accorder ce temps de partage autour de la sortie de mon quatrième livre ! Comme pour beaucoup de mes histoires, je ne me suis pas inspirée de ma vie ou de celle d’un proche.

C’est de l’imagination, de l’anticipation et beaucoup d’empathie. Je me suis glissée dans la peau de mon personnage principal pour rendre ses émotions et le cheminement de ses pensées le plus réaliste possible. L’inspiration m’est venue de fil en aiguille, je me laisse généralement guidée naturellement.

– Quel a été le point de départ de ce livre ?

J’ai posé la première trame de « Juste Puni » quand j’étais au lycée. Je connaissais des personnes mal dans leur peau et je me suis un jour demandé : si j’avais une amie qui rencontrait de grosses difficultés, comment je l’aiderais ? Comment la tirer de ce mauvais pas ? Avec tout ce que cela demande dans l’approche relationnelle, amicale, dans la communication et la compréhension de l’autre pour l’inciter aux changements, sans le brusquer et en s’adaptant à ses besoins, ses envies.

En trame de fond de « Juste Puni », il y a donc cette amitié forte qui est à l’origine de tous les bouleversements du roman. Mathieu, à 17 ans, est battu par son père et résigné à ce qu’il en soit ainsi, mais il voit son quotient chamboulé par l’arrivée d’Amory. Ce dernier sera d’abord un intrus, puis va devenir un ami. Amory, par son caractère et sa persévérance va ensuite amener Mathieu à se questionner, malgré lui. Et c’est tout ce cheminement, les dilemmes, les avancées et les retours en arrière que nous suivons dans ce roman avec beaucoup d’émotions.

– Quel message aimerais-tu transmettre à travers ton histoire ?

« Juste Puni », c’est de nombreux messages, entre les lignes. Tout ce que je souhaite, c’est « ouvrir des portes » dans l’esprit de mes lecteurs, à travers un bon moment de lecture.

Il y a bien sûr ce message sur la maltraitance, à travers une histoire concrète : comment les enfants maltraités passent entre les mailles du filet ? Pourquoi les personnes qui ont des suspicions ne disent-elles rien ? J’aborde aussi le côté pénal, pour les parents et ses personnes qui se sont tues, ainsi que la reconstruction après des années de sévices.

Mais, comme dans mes autres livres, je ne souhaite pas brandir une seule bannière. « Juste Puni » n’est pas « que sur la maltraitance ». C’est un roman humain, qui a pour but d’éveiller des sentiments et des émotions, invitant ainsi à une réflexion presque inconsciente…

Par exemple, je pourrais ainsi dire que « Juste Puni » encourage le lecteur à comprendre ceux qui décident de « subir » : il y a forcément un mécanisme psychologique, un vécu, qui explique pourquoi la personne reste passive, même face à la plus grande des souffrances. Et une fois que l’on accepte cela, on peut trouver les ressources pour les aider.

Les messages de « Juste Puni » sont donc propres à chacun. Chaque lecteur pourra s’approprier ce roman selon son passif et son état d’esprit. J’espère seulement qu’il en restera quelque chose, dans le fond.

– Combien de temps as-tu mis pour l’écrire ?

C’est un livre qui a des racines dans mon adolescence. Comme pour « Au-delà des tours », cette histoire a évolué avec moi, je l’ai retravaillée régulièrement au fils des années.

En 2017, j’ai décidé de publier « Juste Puni », car cette histoire me tenait à cœur. Il m’aura ensuite fallu quatre mois pour le finir : revoir un peu la trame, combler les lacunes, m’assurer que tout se tient.

– Quel public vises-tu ?

« Juste Puni » s’adresse à tout le monde, de tout âge et de tous horizons littéraires. De par le message qu’il véhicule, je souhaite bien entendu qu’il soit lu par le plus grand nombre, comme c’était le cas pour « L’espoir au corps » qui abordait le thème du VIH.

Si je prends en compte la violence que peut contenir cette histoire, je recommande tout de même cette lecture à partir de 15 ans, par précaution, si jamais le jeune lecteur n’est pas du tout avisé sur les sujets de sociétés ou la brutalité dont peuvent faire preuve certaines personnes.

– L’auto-édition a été un choix d’après ce que j’ai compris pourquoi ? Si une maison d’édition te propose un contrat, l’acceptes-tu ?

Oui, depuis trois ans l’auto-édition est un choix, c’est même aujourd’hui « mon travail » de tous les jours. Si une maison d’édition me contactait pour « Juste Puni » ou un de mes autres romans, je prendrais bien entendu la proposition en considération. Quant à l’acceptation, tout dépendra des termes du contrat.

Questions d’ordre général :

– Quel est ton métier ? (Si ce n’est pas indiscret) L’écriture n’est-elle qu’une passion ou bien plus ?

(déjà répondu)

— Es-tu en train d’écrire un nouveau livre ?

J’avais prévu de commencer l’écriture de mon prochain roman cet été, mais avec tous les préparatifs pour la publication de « Juste Puni », c’est compromis ! Il y a de fortes chances que l’inspiration revienne après la sortie du livre, quand j’aurai l’esprit un peu plus léger et le temps aussi. Donc, plutôt en octobre ou novembre… et pour ce qui est du sujet, je suis encore indécise !

– Où préfères-tu écrire ? As-tu une routine d’écriture ?

Je n’ai pas vraiment de « routine », j’ai surtout des « périodes ». Je n’écris pas régulièrement, ou seulement si l’inspiration me prend par surprise. Généralement, quand je vais être moins (pré)occupée, l’envie d’écrire va se faufiler dans les brèches de mon emploi du temps. Je vais alors décider de m’y consacrer pendant une période et arrêter certaines activités pour préserver ma créativité. C’est un peu l’inconvénient de l’auto-édition : il faut beaucoup se concentrer sur la promotion qui est l’opposé de l’inspiration en ce qui me concerne !

Pendant ces périodes, j’écris dans mon bureau pour rester au calme sur l’ordinateur. Il peut m’arriver de me promener avec un calepin quand je suis bloquée et que j’ai besoin de réfléchir.

– Si on devait te décrire en trois mots, ce serait lesquels ?

Enthousiasme, Persévérance et Sincérité

— Quel(s) auteur(s) est/sont une référence pour toi ?

J’ai des auteurs fétiches comme Karine Giebel, Caryl Ferey ou Patrick Chauvel, car j’aime leur style, leur narration et la précision de leurs mots. Mais je ne vais jamais lire pendant mes périodes d’écriture pour ne pas influencer mon propre style !

– Quelque chose à rajouter ?

En toute simplicité, si les lecteurs qui lisent cet interview (jusqu’au bout !) ont été intrigués par « Juste Puni », ils peuvent en savoir plus sur mon site internet à cette page : https://anaisw.com/juste-puni !

Et j’espère les retrouver au moment de la sortie le 29 septembre. :-D

MERCI Anaïs !

Merci à toi, Élodie. Ce fut un plaisir de répondre à tes questions !

Bienvenue sur le site d'Anaïs W., auteur de romans forts et optimistes !

Facebook ~ Twitter ~ Google ~ LinkedInBienvenue sur le site d'Anaïs W. !Anaïs W. est une romancière indépendante libre et enthousiaste !Après deux livres publiés en 2015 et 2016, son dernier roman, L'espoir au corps (2017), marque un véritable tournant, avec plus de 5 000 lecteurs en à peine cinq mois.Ce qui plait aux lecteurs ?Son ...

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